Navigation | Le Sultanat d’Oman : « Le secret le mieux gardé d’Orient ! »

Pages

Merci de votre visite

Le Sultanat d’Oman : « Le secret le mieux gardé d’Orient ! »

 

 

My Ript Page

Le Sultanat d’Oman ?

Le Sultanat quoi ? C’est où ça le Sultanat d’Oman ? Mais ce sont des Islamistes là bas ? Tu vas y faire quoi là bas, y a que des cailloux dans ce pays? Je ne compte plus les fois où j’ai dû répondre à ce type de questions par curiosité le plus souvent , par ignorance feinte parfois.  Coincé par les exubérants Emirats Arabe Unis au nord et par le magnifique mais dangereux Yémen au sud , c’est vrai que ce petits pays d’à peine 4 millions d’habitants est assez peu couru des voyageurs ; dommage et tant mieux. Dommage car comme nous le découvrirons au fil des jours , le Sultanat mérite vraiment que l’on s’y attarde et tant mieux pour ce qu’il offre de solitude et d’endroits magnifiquement sauvages pour peu que la contemplation fasse partie des critères de découvertes sans qu’il soit exclusif de rencontres extraordinaires.En effet de l’Afrique du Sud à Venise , de la Thaïlande à l’Ouest Américain jamais nous n’avions vécu de par le monde un accueil si constamment chaleureux .  Ajouté à cela que se rendre dans un pays musulman dans la période trouble que nous traversons n’est pas inutile pour mieux comprendre les soubresauts du monde bien qu’en Oman nous soyons aux antipodes du fanatisme religieux. Un grand merci à Françoise , rencontrée sur le forum du routard « Oman » et qui nous a fourni des traces gps sans lesquelles nous n’aurions pu entreprendre une traversée intégrale du désert des Wahibas et aussi une super adresse de restaurant à Mascate.Merci encore!

A nos amis Nicole et Alain grands voyageurs devant l’éternel, qui non contents de nous avoir expédiés il y a quelques année au Sri Lanka , ont été de précieux conseils pour ce nouveau périple , j’adresse mes remerciements les plus forts et les plus chaleureux.

Lire la suite …

Mascate

C’est surement la meilleure porte d’entrée au Sultanat d’Oman lorsque l’on arrive en avion . Mascate est la capitale du Sultanat , elle balance entre modernité et tradition et si la manne pétrolière a conduit à une urbanisation galopante tout reste à dimension humaine . Pas de grands buildings ici et pas de quartiers véritablement pauvres non plus par contre la priorité au tout voiture et pas des petites , hein, est indéniable avec l’enchevêtrement de voies express en plein centre ville et bien entendu les bouchons qui vont avec… Contrairement à ce que j’avais pu lire sur le net , nous n’avons pas regretté d’avoir pris nos dispositions pour obtenir nos visas à l’ambassade d’Oman à Paris avant le départ (6€ de plus que sur place) et ainsi de s’épargner au minimum une heure de queue apres 7h00 de vol et d’autre part d’avoir loué la voiture dès notre arrivée à l’aéroport pour rejoindre de nuit notre hôtel à 30km de là certes munis d’une sérieuse trace gps. Parvenus sans encombre au Safeer Hotel, la qualité de cet hôtel dément, s’il en était besoin, l’affirmation selon laquelle les hôtels seraient onéreux en Oman. A 75€ la nuit avec un petit déjeuner de qualité sous forme d’un copieux buffet est d’un très bon rapport qualité prix. Nous recommandons cette adresse. Pour notre première matinée sur Mascate , nous rejoignons le quartier de Muttrah , c’est à la fois le quartier du port , du souk et de la vieille ville mais on le sait moins de prime abord c’est aussi la meilleur façon de rejoindre le quartier des plus beaux musées de la ville

DSCF3549     DSCF3563

Deux petits tuyaux non négligeables :Très intelligemment le stationnement aux abords du souk est gratuit pour les véhicules de location facilement reconnaissable à leurs plaques spécifiques . Par ailleurs il est bien plus avantageux de changer son argent dans l’une des nombreuses officines du quartier (ou au centre ville) qu’à l’aéroport où les taux pratiqués ne sont vraiment pas bon marché . Le souk de Mascate où nous sommes dès l’ouverture est vraiment sympa, les boutiques , la plupart tenues par des Indiens , sentent bon l’Orient . Au propre comme au figuré :Senteurs des épices, vapeurs de l’encens dont je découvre qu’elles ont des vertus médicinales mais aussi la négociation qui si elle fait partie du spectacle reste toujours courtoise et souriante . Au centre du souk , une placette couverte au plafond décoré est un formidable lieu d’observation: Touristes en goguette en bermuda et chaussettes , hommes vêtus tout de blanc à l’omanaise , femmes vêtues tout de noir à … Je ne connais pas l’origine de cette si triste tenue vestimentaire , et hommes du sous continent Indiens qui font commerce de tissus mais aussi de l’or à la couleur si caractéristique de l’Inde .

DSCF3561     Copie de DSCF3545

Si nous ne trouverons pas l’accès au fort de Mutrah , la pause à une terrasse de café en contre bas est la bienvenue alors que la chaleur est bien présente en ce 1er mars . Lulu Market est la grande chaîne d’hypermarchés du Sultanat , nous y faisons nos emplettes de confort , achat de matelas pour nos nuits en bivouac mais aussi de nourritures autour de bonnes salades de crudités en tout genre et de jus de fruits bien frais . Après midi douce et tranquille d’abord dans le quartier huppé des ambassades en bord de mer non loin de notre hôtel et du parc Al Qurm . Sur la plage la jeunesse comme toute celle du monde rit et s’amuse dans l’insouciance de leur age tandis que les familles se promènent tranquillement profitant de la douceur du vent chaud . Belles bâtisses officielles comme l’opéra national. En longeant la mer , nous retournons du coté de la vieille ville . La baie est bien plus jolie en fin d’après midi avec la lumière déclinante et le souk bien plus animé . Enfin jusqu’au moment où nous sommes évacués par la police suite à un orage violent qui inonde tout le souk .

 

DSCF3575        DSCF3581

Très bonne soirée au restaurant  » Kargeen Caffe » dont l’adresse m’avait été communiquée par Françoise, une sympathique internaute du forum du routard . Les plats délicieusement parfumés nous rappellent que le Sultanat d’Oman se trouve bien sur la route des épices dont il en fait toujours commerce . Si la météo ne nous permet pas de dîner sur la terrasse du jardin intérieur , la déco intérieure est assez chouette et terminer ce moment par un Orange Cake ou Pistacho Cake aux parts généreuses nous font recommander vivement cette adresse .

DSCF3573

Wadi al Abyad et Wadi Bani Awf . Bivouac à Balad Sayt

Carte interactive de Mascate à Balha

Tout voyageur souhaitant sortir quelque peu des routes asphaltées pour découvrir des lieux reculés des montagnes du Hajar trouvera le plus grand intérêt à se procurer l’ouvrage « Oman Off- Road ». Il décrit avec moult détails les pistes pour accéder aux coins les plus emblématiques , les plus photogéniques d’Oman .Il est une base de travail précieuse pour bien préparer son trip omanais. Bien que disponible sur place en Oman (Aéroport ,Hypermarché Carrefour ) il est préférable de l’avoir avant de partir . Pour notre première journée Off Road , je me suis longuement interrogé pour savoir si je n’étais pas trop gourmand de vouloir enchaîner Wadi al Abyad et une partie de Wadi Bani Awf au moins jusqu’aux environs de Balad Sayq où nous avions prévu de passer la nuit . En pareil circonstance , on s’en tient toujours à la même méthode : faire ce qui était prévu et adapter en fonction des circonstances , bien nous en pris d’ailleurs . A peine quittons nous Mascate par la route 1 qui rejoint le nord du pays que nous pénétrons dans l’imposant massif du Hajard par la route 13 . Cette route présente l’avantage de desservir nos deux spots de la journée . Des lors que l’on s’engage dans des endroits isolés de tout , il est plus que prudent de faire le plein d’essence, à prix doux, à la moindre occasion.Le passage à Nakhal nous permettra de faire aussi quelques courses pour le bivouac du soir . Wadi al Abyad , moins réputé que son grand frère Wadi Bani Awf , n’est pas à négliger pour autant.

Panorama

Il est une excellente mises en jambe à la conduite sur piste bien que pour le coup assez facile même si les premières traversées de torrents sont toujours des moments excitants .Une fois passé le hameau de As Sibaykha , on roule pendant 5 km sur des pistes de cailloux parfois à peine marquées, dans un magnifique environnement. La fin de la piste impose de poursuivre à pied dans le wadi qui s’est resserré et nul besoin de marcher longtemps pour apercevoir les belles piscines naturelles aux couleurs profondes , du vert au bleu , provoquées par la calcite blanche contenue dans l’eau d’où son nom en arabe (Al Abyad= blanc). Tu chemines là,tu passes deux trois bassins, forcément tu t’émerveilles mais en même temps tu ne résistes pas longtemps à vouloir faire trempette et là c’est vraiment génial de se baigner dans un coin pareil sans personne.

DSCF3607        DSCF3615

La petite route qui nous ramène sur la 13 me permet de qualifier le Sultan Qaboos de sultan éclairé ( c’est le cas de le dire). En effet la moindre petite route bénéficie d’un éclairage publique preuve que l’argent du pétrole est intelligemment dépensé, nous en ferons le constat plus tard également . Avant d’attaquer la fameuse piste de Wadi Bani Awf , une petite halte au village de Al Awabi nous permet de nous restaurer dans une « cantine » au rapport qualité /prix imbattable et en plus c’est bon. S’arreter manger dans ce type d’établissement c’est aussi l’assurance de côtoyer au plus près la population locale en tout cas celle issue de l’immigration indienne.

DSCF3588       DSCF3640

La première partie de la piste de Wadi Bani Awf ne présente pas de difficulté particulière sur les 30 km qui nous sépare de notre destination du jour : Balad Sayt . Sauf que la déclivité est parfois forte voire très forte et certains passages paraissent vertigineux et mérite une attention soutenue, les pluies récentes ont bien remplis de vulgaires torrents . En route un stop à « Little Snake Canyon  » permet une courte balade dans un canyon facile d’accès , attention néanmoins aux pierres glissantes.

DSCF3646            DSCF3649

Je n’aurai de cesse de le dire et de louer les qualités de conductrices hors pair de ma chère et tendre sur les pistes les plus défoncées que nous ayons rencontrées jusqu’à présent. C’est le cas de la magnifique arrivée sur Balad Sayq , la route qui arrive par le haut offre des vues très photogéniques sur le village et ses cultures en terrasse . Si comme nous l’avons vu , l’OOR est un ouvrage indispensable en Oman, nous nous inscrivons en faux pour nombre de lieux de camping proposés. Aussi nous n’avons pas regretté d’avoir établi notre campement dans ce village, surtout le soir venu plutôt que celui indiqué à quelques km de là au milieu de nulle part.

DSCF3688

Le village est peu animé, pas de café encore moins de restaurant mais en faire le tour et pénétrer dans ces petites ruelles favorisent les rencontres sympathiques, il permet d’apprécier les cultures verdoyantes que l’ingénieux système d’irrigation favorise , j’y reviendrai . Alors que nous avons installé notre tente sur un parking à l’entrée du village au pied du fort , nous sommes bien malgré nous l’attraction du jour . Des femmes aux jolis voiles colorés prétextent certainement de faire prendre l’air à leurs jeunes enfants pour nous approcher de près et amorcer des bribes de conversations dans des rires entendus. La nuit tombe vite en Oman et à 18h30 il fait nuit noire …A deux ou trois heures près nous avons fait le choix de vivre ces moments à l’heure du soleil. Alors qu’il est 21h00 et que nous apprêtons à rejoindre la tente , je vois une petite lueur dans la nuit qui s’approche de notre véhicule . En bon occidental qui se respecte j’émets un jugement pour le moins négatif: « Qu’est ce qu’il me veut celui là à cette heure là ? » En fait Rachid puisque tel est son prénom est envoyé par sa femme (une de celles qui était passée devant nous quelques temps plutôt) pour savoir si nous n’avons besoin de rien ! Oui , oui en pleine nuit dans un bled paumé en pleine montagne , un type sorti de nulle part avec sa frontale vient s’enquerrir de nos besoins .

Copie de DSCF3684           DSCF3700

J’ai la chair de poule à l’évocation ici de se souvenir parce que d’abord je sais que je ne suis pas capable de telles attentions et qu’ensuite s’en suivra un des plus beaux moments de notre séjour en Oman. Durant plus d’ une heure nous échangerons avec Rachid sur nos vies. La sienne n’est pas misérable comme pour la plupart des Omanais d’ailleurs . Il est fonctionnaire au ministère de l’environnement , il est en congé chez ses parents ici à Balad Sayq . Rachid a fait des études supérieures et son anglais de bonne facture (pas difficile d’ête meilleur que le mien), nous permettra d’en apprendre beaucoup : De la pollinisations humaines des palmiers à dattes que du système éducatif où l’accueil est indifférencié entre garçons et filles, au système de santé assez développé et gratuit . Mais c’est sur la religion que je voulais l’entendre et l’écouter alors qu’une bande d’abrutis (pourquoi me retiens je de ne pas dire des connards sans nom ?) au nom d’un prophète dont ils ne connaissent rien ont sauvagement assassiné 130 personnes il y a 3 mois. Même si je suis très très éloigné des amalgames quel bien ça fait d’entendre cet homme dire ce qu’il pense du terrorisme et dont la voix douce renforce ses mots : »Ce n’est pas nous tout ça , l’Islam c’est la paix et surtout, Fred , je porte le nom de mon père et je me dois qu’il soit respecté en étant exemplaire comme aidé les autres , sans quoi que dirai je à mon fils? » .T’es pris à la gorge à l’entendre et tu es moins étonné d’avoir lu que l’Ibadisme , branche de l’Islam pratiqué ici dont les adeptes aiment à se définir comme les » démocrates de l’Islam », est finalement une belle lumière d’espoir en cette période tristement difficile. Quelle rencontre ! Nous ne saurons que le lendemain matin la raison pour laquelle notre ami nous demande à quelle heure pensons nous lever le camp !

Wadi Bani Awf (suite et fin ) – Nizwa 

DSCF3705

8h00 , c’est bien à 8h00 que nous avions précisé à Rachid que nous souhaitions reprendre la route ou plutôt la piste . C’est aussi à cette heure précise que nous voyons arrivé vers nous notre ami , les mains chargées d’une cafetière et d’une boite remplie de dattes . Incroyable hospitalité Omanaise ! Nous nous quittons après avoir dégusté ce café omanais au goût si particulier agrémenté de dattes autrement bonnes de ce que nous pouvons trouver ici . Dernières discussions et conseils que nous voilà partis non sans une pointe de regret de ces instants éphémères mais qui marquent à jamais et qui une nouvelle fois donnent tout son sens au titre de ce blog .
La piste est autrement plus difficile aujourd’hui . Une fois passé le terrain de foot d’un vert bien synthétique en contre bas de Balad Sayq , excellent spot de camping , que la piste n’existe tout simplement plus .

DSCF3724            DSCF3775

D’abord un gué d’une bonne profondeur  domine le passage et tout de suite après, la piste n’est qu’une succession de trous et de grosses pierres à franchir . Si le passage de gué est impressionnant avec de l’eau jusqu’au pare-choc , il ne résiste pas au talent de Flore que décidément rien n’arrête. Enfin presque puisque 150 m plus loin , elle plante le 4×4 dans un trou avec la roue opposée dans le vide . Pas moyen de s’en sortir et une nouvelle fois la gentillesse de deux omanais présents non loin de là nous aiderons à nous sortir de ce mauvais pas .

DSCF3738      DSCF3748

Chacun y va pour remplir l’espace de la roue flottante de bonnes caillasses pour qu’elle retrouve le grip nécessaire , un coup de marche arrière de votre serviteur et hop nous voila repartit . Et surtout ne vous avisez pas à vous moquez de nous et plus sérieusement à vouloir remercier vos aides d’un billet , un refus poli vous sera opposé. Si la deuxième partie de Wadi Bani Awf est plus difficile , elle est aussi plus belle et notamment du coté de Hat que l’on aperçoit de loin dans un beau panorama, on voit aussi de très près le système d’irrigation des plantations du village , ses réservoires , ses falajs .

Panorama4

Encore quelques passages incroyables qui font passer les pistes parcourues précédemment dans l’Ouest Américain pour de vulgaires chemins de campagne et nous voilà parvenus au sommet à 2000m d’altitude . Pas de chance , la randonnée prévue là( W10h de l’excellent « Oman Treking » dans la même collection que l’OOR ) et qui devait nous conduire à des points de vues parmi les plus spectaculaires sur les montagnes du Hajar (dixit OOR) ne sera pas praticable aujourd’hui pour cause de météo déplorable : Pluie , vent violent , brouillard , seules quelques éclaircies ajoutent à notre déception .

Plus de photo de Wadi Bani Awf ? Avec de la musique Omanaise? Cliquez sur l’image ci dessous pour faire démarrer le diaporama!

Wadi Bani AwfWadi Bani Awf

Nous retrouvons le bitume pour une descente tranquille vers notre étape du jour : Nizwa !

Panorama

Nizwa est une ville importante du sultanat d’Oman , elle en fut la capitale au VIeme et VIIeme siecle , elle est au carrefour des routes commerciales du pays et elle possède une université réputée puis bien sur son fort , son souk et son authentique marché aux bestiaux qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte lors d’un voyage en Oman . C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous y arrivons un jeudi , veille du dit marché . Nous consacrons l’après midi à la visite du fort de Nizwa dont la tour majestueuse domine la mosquée au jolie dôme et la palmeraie de la ville .

DSCF3872          DSCF3826

Des panneaux explicatifs permettent de mieux comprendre le rôle défensif du fort construit au XVIIeme siècle.Une restauration récente harmonise l’ensemble architectural mais parait trop « lisse ». Comme toute ville au climat sec et chaud voir insupportablement chaud , la vie ne reprend doucement qu’en fin d’après midi , occasion pour nous de déguster une boisson locale fort désaltérante , Jus de « Lemon Minth » en attendant l’ouverture du souk . Ce dernier est bien plus authentique que celui de Mascate , peut être parce que plus fréquenté par des Omanais.

DSCF3821          DSCF3846

Le souk distingue bien la partie alimentaire du reste . Le marché couvert consacré aux fruits et légumes nous confirme que le pays ne manque de rien , celui aux poissons n’est pas en reste non plus et l’on débite la en quantité tout ce que la mer veut bien donner toutefois largement dominé par le thon. Nous nous enivrons des senteurs d’épices bien prononcés qui nous rappellent que le Sultanat d’Oman est bien sur la route de l’orient.

DSCF3858            DSCF3864

L’hôtel du jour , Majam Guest House à périphérie de la ville est simple mais convenable et la chambre à 72€ petit dej compris est grande.Comme il est situé à deux pas d’une grande zone commerciale avec un Hypermarché Carrefour , nous allons y faire un tour pour nous livrer à une activité toujours riches d’enseignements : observer ! D’abord pas de dépaysement , les rayons sont bien achalandés , les rayons de plats froids ou chauds à emporter sont bien plus appétissants que chez nous et quant à la fréquentation du magasin force m’est de constater que je n’ai jamais vu autant d’hommes faire les courses et remplir eux mêmes les caddies . Flore dans une métaphore féministe m’affirme que c’est pour mieux contrôler les dépenses de leurs épouses , ah bon ?

Marché Aux bestiaux de Nizwa – Wadi Tanuf- Qiyut – Balha

Il ne faut pas être trop tard (8h00) sur le foirail de Nizwa pour assister à ce spectacle unique qu’est le marché aux bestiaux . Il a lieu tous les vendredis , il faut en tenir compte dans la construction de son planning .

 

DSCF1849                                 DSCF1866

 

DSCF3919        DSCF1935       DSCF1872

DSCF1885         DSCF1922

Son fonctionnement est simple , les acheteurs éventuels sont au milieu de la place ou à sa périphérie , les vendeurs présentent leurs bêtes , essentiellement des veaux et des chèvres en les faisant tourner autour de la place . Alors qu’il est toujours difficile voire déplacée de prendre les gens en photo là personne ne s’occupe de nous. C’est l’occasion de figer de belles scènes de vie aux négociations animées .

Plus de photos du Marché aux bestiaux de Nizwa ? Avec de la musique Omanaise? Cliquez sur l’image ci dessous pour faire démarrer le diaporama!

Marché au Bestiaux de NizwaMarché au Bestiaux de Nizwa

Le vendredi c’est aussi le jour de la grande prière en Islam , on la pratique généralement en groupe et bien que cela ne soit pas une obligation beaucoup d’adeptes ne travaillent pas ce jour là . On s’en rend vite compte lorsque nous arrivons au populaire Wadi Tanuf à une vingtaine de km de Nizwa par la route 21 où l’on trouve de nombreuses familles qui pique-niquent là . Wadi Tanuf présente à son entrée de belles ruines du village éponyme , ruines récentes puisqu’elles datent des années 50 à l’issue d’un bombardement.

Panorama2

Attention, le début de la piste oblige à traverser une rivière assez profonde puis plus loin les écoulements d’un barrage assez profond aussi mais dans lequel n’hésitent pas à s’aventurer de téméraires conducteurs de simples berlines , c’est là que se concentrent les familles , j’y reviendrai . Après c’est la solitude d’une piste difficile qui nous attend, nous ne nous lassons pas d’être secouées en tout sens , de franchir grosses pierres et gués, d’observer des chameaux en balade et de saluer les passagers des rares véhicules que nous croisons .

DSCF3941                        DSCF3982

Contrairement à ce que décrit l’édition de l’OOR en notre possession (2009) , il n’est pas possible de poursuivre  vers Al Far au delà de la jonction entre Wadi tanuf et Wadi Qashah . C’est donc à pied que nous nous engageons dans le Wadi Tanuf sur la gauche, beau canyon assez ouvert et ponctué de petits bassins aux  beaux reflets.

DSCF3981 DSCF3986 DSCF3954

Comment dire? Sinon que le chemin de retour va nous donner un de ces moments rares comme il y a deux jours avec Rachid à Balad Sayq. A peine Flore vient elle de franchir le gué du barrage qu’un jeune homme assis en tailleur avec sa famille l’interpelle en lui faisant signe de la main de s’approcher . Que faire ? Dans maintes contrées nous aurions passé notre chemin en saluant poliment mais là en Oman , non !  Ni une ni deux que l’on stationne le 4×4 pour répondre à l’invitation . Et quelle invitation? Assis sur le tapis familiale voilà que l’on nous sert abondamment de la très bonne viande grillée au BBQ agrémentée de légumes verts. Bon on avait manger 30mn auparavant mais par politesse nous nous forçons à apprécier la nourriture si généreusement offerte par nos hôtes.La discussion tourne autour des enfants, la jeune épouse  est bien plus instruite et se débrouille bien en Anglais ,malheureusement elle n’aura pas sa place sur la photo que l’on m’autorise à prendre.

DSCF4001

Quel moment encore ! Il est 15h30 lorsque nous quittons Wadi Tanuf et ses souvenirs indélébiles . Il est encore tôt pour rejoindre Balha où nous passerons la nuit  .Une rapide lecture de l’OOR étanche vite notre soif de piste de bout du monde : » Qiyut:This is a great route for off-road aficionados! » lis je ! Aficionados , c’est nous ça! Si la piste grimpe dure , elle est facile et nous conduit dans des villages reculés mais où partout l’électricité est présente.

DSCF4015                           DSCF4058

Après Ras Al Mikhaybiyah , village encaissé au milieu des montagnes arides , la piste devient plus technique , plus sinueuse dans un enchaînement de montagnes russes . Au terme des 23 km de piste , on parvient à Qiyut par le haut et là ,la vue sur le village en contrebas et Sayq Plateau qui barre l’horizon est simplement sublime . On rencontre là trois jeunes qui nous semblent bien démunis dans ce village d’éleveurs  bien pauvre .. Courtes balades dans le village accompagnés de nos guides improvisés .

DSCF4030                                   DSCF4032

 

Panorama

Il est déjà tard lorsque nous parvenons à Balha et plus exactement au Jibreen Hotel (76€). Le confort de la chambre et son immensité sont inversement proportionnel à la qualité du buffet servi au restaurant . En d’autres termes nous recommandons cet hôtel mais en aucune façon son restaurant .

Balha – Misfat Al Abriyyin – An Nakhur – Jabal Shams

Carte interactive de Bahla à Mascate.

C’est toujours un exercice subjectif de classer les journées de voyage , celle ci plus belle que celle là; à quoi ça tient après tout? … Néanmoins la mémoire supporte mal l’objectivité et aime à hiérarchiser les souvenirs surtout lorsqu’ils s’accumulent admirablement au fil de la journée . Que chacun juge! Commençons par la visite du fort de Balha et sa remarquable rénovation .En 1987 , le fort était pratiquement en ruine , inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité , il connut une longue période travaux qui donne aujourd’hui un résultat remarquable, tout juste pouvons nous regrettez le manque d’informations sur son histoire .

 

Panorama2

Du chemin de ronde , on a une bonne vue d’ensemble du fort avec ses imposantes tours de garde mais aussi sur l’environnement où l’on aperçoit bien les enceintes fortifiées de la ville. On passe facilement 1h00 -1h30 dans ce beau fort sans être déranger.

DSCF4097                       DSCF4122

Autre lieu , autre rencontre! Le petit souk de Balha est bien le plus authentique que nous ayons visité . Ici pas de flot de touristes descendus de leur car pour acheter des étoles « made in china » mais des petite boutiques ou le mot bazar prend tout son sens . Au détour d’une ruelle , je simule de m’asseoir sur une banquette posée là ; son propriétaire me prend au mot et nous invite à nous asseoir ? C’est Rachid , décidément cela nous porte bonheur, qui est le maître des lieux et qui tient boutique de plomberie enfin m’a t’il semblé . Nous discutons de tout et de rien et plaisantons beaucoup, bien entendu à un moment donné il s’absente et revient avec deux cafés … Quelle gentillesse émane t’il de ces simples rencontres !

DSCF4130                                         DSCF4142

Quelques rues derrières c’est le coin des bouchers où je reçois avec la même sympathie toutes les réponses à mes questions.
Que dire alors de ces autres rencontres au très beau village de Misfat Al Abiyyin ? Misfat est un village perché tout en terrasse où se mêle habitations et parcelles de palmiers à dates.

Panorama

Si les systèmes d’irrigation omanais , les falajs, sont aussi inscrit au Patrimoine Mondial , c’est qu’au delà de l’ingéniosité de la captation et de la distribution de l’eau , elle révèle aussi un modèle de justice quant à sa répartition.Alors que je remonte un fajal pour suivre le parcours de l’eau , je parviens à un vaste bassin où des jeunes se baignent comme dans une piscine. Évidement je suis la cible facile d’arrosage par des sauts appuyés dans l’eau . Mais c’est bien moi qui crée la surprise en les rejoignant dans leurs jeux aquatiques.

DSCF4170            DSCF4174            DSCF4213

On rigole bien même si ces jeunes ont l’éducation pour rester respectueux.Excellent moment de joies simples. Plus bas dans le village boire un thé et manger quelques délicieuses dattes à la terrasse couverte de Old House ajoute à l’envie de revenir au plus vite en ces lieux magiques .

DSCF4207                                    DSCF4220

Il s’agit pour nous désormais de rejoindre Jabal Shams assez haut en altitude pour ce qu’il est convenu d’appeler le Grand Canyon , à ne pas confondre avec celui du Colorado Mais auparavant,notre esprit d’aventure fut attiré lors de la préparation de ce voyage par la lecture de cette phrase sur OOR : « Wadi an Nakhur Gorge:This is the drive into the heart of the best « . Je peux en témoigner : C’est vrai! D’abord arrivé à la hauteur de Ghul , il faut marquer un stop photographique tant la vue est photogénique : village de pierre ocre à peine masqué par une belle palmeraie.

DSCF4301     DSCF4264     DSCF4247

Après c’est l’aventure qui commence: la piste est digne du « salaire de la peur  » et ça secoue bien mais pénétrer dans ce canyon aux hautes parois étroites est un pur bonheur, c’est du grand spectacle , Jabal Shams forme un cirque minéral grandiose . J’insiste en recommandant vivement cette piste qui conduit au hameau de An Nakhur.

Panorama

La route pour monter à Jabal Shams est excellente y compris sur les 5km de piste qu’elle comporte , la lumière de fin d’après midi éclaire de façon éclatante tout le massif que l’on peut assurément qualifier d’alpin.

Panorama2

Au sommet , on comprend mieux pourquoi Jabal Shams est le Grand Canyon Omanais , la vue plongeante est impressionnante ,on reconnait An Nakhur qui parait bien petit et son canyon où nous étions il y a encore peu.

Panorama4

Seule la météo maussade (froid , léger voile de brume)gâche un peu le spectacle, les ordures qui jonchent le sol autour des points de vue n’arrangent pas les choses .C’est un mal endémique en Oman : partout des centaines de sacs en plastique s’accrochent aux branches tandis que les bouteilles de toute nature polluent tout ! Le soir nous nous sommes offert une belle étape au « Jabal Shams Resort » . Certes le prix n’est pas donné à 144€ la demie pension à deux mais le cadre , le buffet du soir le justifie surtout lorsqu’en plus nous bénéficions d’un surclassement , la vie est belle !

DSCF4348             DSCF4345

Randonnée à Jabal Shams – Sayq Plateau -

   Le temps est toujours maussade à  Jabals Shams mais pas au point de nous faire renoncer à très belle randonnée au départ d’Al Khitaym , village à 5 km du Resort où nous avons passé la nuit . Bien que facile , c’est tout plat ou presque , la randonnée (W6 de « l’Oman Trekking » ) est plutôt vertigineuse puisque elle se déroule constamment à flanc de montagne avec un vide de près de 900 m au fond du Wadi An Nakhur

Panorama5

DSCF4416                DSCF4382

On ne voit pas le temps passer sur les 4km (aller) qui nous permettent de rejoindre le village abandonné et ses restes de culture en terrasse . On peut facilement traverser tout le village et aller au bout du chemin où se trouve justement ces terrasses accompagné de quelques chèvres typiques . On accélère le pas sur le chemin du retour car la pluie menace , finalement nous aurons passé 3h00 AR sur ce site que je recommande vivement y compris en famille!

Panorama8

Avertissement : Mes photos de Sayq Plateau ont été effacées par inadvertance . En conséquence celles présentées ici ne sont pas de ma production et ne servent qu’à illustrer mon propos exceptées les deux dernières récupérées miraculeusement.

Une longue route nous attend vers Sayq Plateau , à regret nous zappons le fort de Jabreen . La montée sur le plateau de Sayq est réglementée et contrôlée à son entrée. Il faut impérativement un 4×4 pour pouvoir l’emprunter mais si la pente est très raide, elle ne présente aucune difficulté particulière, il ne s’agit pas d’une piste. On arrive à un vaste plateau désertique mais pas isolé pour autant puisque la ville de Sayq dispose d’un grand hôpital, de plusieurs hôtels de qualité et d’une présence militaire abondante .Et pourquoi pas d’une aventure extraordinaire pour nous ?

 

Jebel_Al_Akhdar_Oman_P1070366-L                     jebel-akhdar-al-ayn-village

Le principal intérêt des lieux réside dans la succession de villages accrochés à la montagne et les terrasses qui contre toute attente domptent la pente et multiplient les surfaces cultivables. Alors que nous avions prévu d’installer notre campement dans l’un de ces villages à Al Ayn , exactement, nous demandons notre chemin à un jeune homme , ne voilà t il pas qu’il nous demande si nous pouvons déposer son père à quelques km de là . On embarque le papy et sa botte de foin , véridique ! Quelques km qui se transforment en 9km d’une piste de toute beauté aux virages de l’extrème et qui nous conduit par une longue descente à un village de 100 habitants lové au fond d’une vallée étroite : Masirat ar Rawajih.

hairpin-road-to-masirat-ar-rawajih-village-sayq-plateau-jabal-al-akhdar-B39AHH

Sans nous occuper du papy qui nous invite à presser le pas pour remonter avant un éventuel orage , nous multiplions les arrêts photos ( perdues malheureusement) et décidons devant le spectacle de dormir là, au bout du monde.Incroyable Oman où vous installez votre tente où bon vous semble sans que personne ne vienne vous en faire reproche . Tout juste avons nous le temps de faire le tour du village avant la tombée de la nuit. A tous les fêlées de l’off road , aux amateurs d’endroits sauvages , à ceux qui cherchent le « hors des sentiers battus » , je vous offre ici tous les ingrédients pour goûter cette magie « Du secret le mieux gardé d’Orient » : L’itinéraire sur carte satellite depuis Sayq , une trace gpx à télécharger sur un gps digne de ce nom et enfin les coordonnées géographiques de Masirat: 23°02’36 »N , 57°40’18 »E.                                                                                                                                                                                                                                                              J’aimerais tant vous faire partager ce que nous avons vécu là !

Sayq Plateau (suite et fin) – Retour sur Mascate  

C’est vraiment génial de pouvoir bivouaquer ainsi en toute sécurité dans un village du bout du monde . Au réveil le cirque de montagne qui nous entoure est bien dégagé et renforce la beauté des lieux . Malheureusement cela ne durera pas et avant que le pluie ne vienne nous décidons de remonter la piste schisteuse vers Sayq suivant en cela les conseils de « Shoucran  » , surnom affectueux dont nous avions attribué au papy tant il n’arrêtait de nous gratifier de « shoukran » (merci en arabe) . L’intérêt de la venue à Sayq Plateau réside dans la visite du triptyque de villages :Al Aqur , Al Ayn , As Shirayjah . Chacun à son charme , Al Aqur le plus à l’est près de Sayq , le plus petit des villages aussi offre une belle vue d’ensemble sur les deux autres et les magnifiques cultures en terrasses.

Blick vom „Diana’s Viewpoint“, der nach der englischen Prinzessin Lady Diana benannt wurde, die das Saiq-Plateau im Jahr 1990 besuchte, Oman       DSC_0121-1024x680

Al Ayn, au centre où l’on peut descendre dans les cultures et surtout où l’on a un aperçu remarquable sur les falajs qui irriguent toutes les terrasses. Enfin Ash Shirayjah, le plus grand des 3 villages. On peut avantageusement se balader dans ce village où la vie est bien présente . En descendant un peu on voit bien le chemin à flanc de montagne et facile qui permet en 4km d’aller de village en village .C’est la rando « Al Jabal al Akhdar » No W18b de l’Oman Trekking (voir page 8 du pdf) . Enfin on trouvera à ces coordonnées le meilleur point de vue sur les trois villages :23°04’09.3″N 57°40’11.1″E. A 7 km de là nous attend Wadi Bani Habib , la route se termine sur un parking qui domine le village abandonné fait de pierre juste au dessus d’un wadi . Grosse déception lorsqu’après une descente bien sentie par un escalier nous nous heurtons à un grillage qui nous empêche d’aller plus loin et donc de visiter le village . Je n’avais pas eu cette information et je suppose que les autorités ont été amenées à interdire l’accès soit par sécurité soit pour préserver le site .

oman06120576eote (1)                 Copie de DSCF1985

Copie de DSCF2022

A quelques jours de notre départ , une grande partie de notre programme fut modifié par l’impossibilité de nous rendre comme prévu dans la péninsule du Musadam , faute à un changement de plan de vol . Bref , pas évident de modifier nos plans comme ça en catastrophe . Nous sommes un lundi , le mercredi matin c’est  » le marché aux femmes d’Ibra » que nous souhaitons voir . Que faire du mardi ? Nous décidons de revenir sur Mascate pour visiter la Mosqué du Sultan Quobos prévue normalement en fin de séjour , quelques coup de fils hôteliers et voila que tout est recalé. En quelques heures nous sommes en bord de mer où nous renonçons à une petite virée sur la plage pour cause de déluge , drôle de météo tout de même . Pas grave , nous nous vengerons par un retour toujours apprécié au Kargeen Café .

Mosquée de Mascate – Ibra 

Carte interactive Mascate – Ibra – Wadi Bani Khalid – Desert Wahiba – Sugars Dunes – Sour

Ne pas hésiter à agrandir la carte pour les détails de randonnée

Cathédrales , Temples , Synagogues , Mosquées mais aussi Inquisition , Bataclan , Saint Barthélémy,Daesh que n’a t’on fait en ton nom  Dieu ! Je ne finirai jamais de m’interroger sur la capacité du genre humain à produire un jour le meilleur et le lendemain le pire ? Aujourd’hui attardons nous sur le meilleur en visitant la splendide Mosquée Sultan Qaboos . Quel chef d’oeuvre !

DSCF4592

Commencée en 1995 , elle fut inaugurée en 2001 . La beauté extérieure est soulignée par ses 5 minarets et sa coupole toute d’or vêtue , à l’intérieur on est ébahi par la salle de prière masculine.Du sol au plafond ce n’est que magnificences : Au sol le tapis de 60 x70 m est unique au monde, il pèse 21 tonnes et comporte 1,milliard de points , conçu en Iran par 600 tisserandes , il a nécessité 4 ans de travail . Au plafond que dire du plus grand lustre du monde , 8m de diamètre ,14 de haut, 8 tonnes , et 1122 ampoules , un escalier intérieur en permet son entretien . Christal Swarovski et or 24 carats l’habille et on est sidéré par une telle beauté .

DSCF2138             DSCF4627                DSCF2106

Plus religieusement le Mihrab n’est pas en reste non plus . Au delà du symbole qu’il représente pour les musulmans , c’est une véritable oeuvre d’art à lui tout seul . Les déambulatoires extérieurs , les lieux d’ablutions ne sont que marbre et motifs incrustés tel de la marqueterie. Juste avant la sortie sur la droite un détour par la librairie est l’occasion de nous voir remettre gracieusement un Coran en Français et différents documents que l’on assimile à un gentil prosélytism

DSCF2121                           DSCF4611

Quel moment encore que la visite de cette mosquée!

DSCF2135

Retour dans le centre du pays à Ibra plus exactement qui nous ouvrira la porte vers le désert et la côte .Ibra est une ville sans charme ce qui n’empêche pas un accueil toujours sympathique au souk.

DSCF4642                           DSCF4645

On y fait généralement étape pour le « marché aux femmes  » du mercredi matin et pour le moins connu village d’Al Munisifeh , presque complètement en ruine mais tout de même habité , on y fait une balade sympa surtout au coucher du soleil .(On trouve sa route en continuant au delà du souk)

DSCF4662                       DSCF4677

Nuit au modeste Ibra Motel à l’accueil vraiment limite qui sera largement compensé par la qualité du restaurant en étage juste en face:Rawazen Kitchen & Restaurant , nous recommandons vivement cette adresse

. Ibra – Wadi Bani Khalid – Désert de Wahibas

Le terme de « Marché au femmes » mérite une explication . Que l’on se rassure , il ne s’agit pas d’un quelconque marché de traite humaines mais bien d’un marché réservé exclusivement à la gente féminine mais fréquentable par les messieurs néanmoins. Ce que nous ignorions c’était que ces dames ne se déplaçait pas quand trois gouttes de pluie se manifestent. Bon bah nous aurons modifier notre programme pour rien , pas grave nous en profiterons plus sur Wadi Bani Khalid et avant pour prendre un bon petit dej avec de délicieux et originaux jus de fruit frais.

DSCF4681                           DSCF4684

Il faut environ 2h00 pour rejoindre Wadi Bani Khalid, la route pour y parvenir depuis la 23 est assez jolie mais parfois dangereuse .Attention , le secteur de wadi Bani Kalhid est divisé en deux parties bien distincts . On s’engage sur la gauche au niveau de Mizayra pour rejoindre Miquil, la route est souvent inondée apres la pluie de ces derniers jours .

DSCF4689                  DSCF4699

A pied il faut dépassser les grands bassins où sont aménagés des aires de pique-niques pour s’engager vraiment dans le canyon. Après un passage un peu délicat aidé par un jeune omanais qui nous guide dans l’eau pour éviter la chute , je continue seul au travers de la beauté du canyon , mélange de pierres blanches , ocres et de l’eau verdoyante pas limpide du fait de la pluie récente .

DSCF4715                   DSCF2200

Je poursuis jusqu’à un grand bassin dans lequel il faudrait plonger pour continuer la balade. Le retour est des plus agréable en marchant au dessus de falajs qui s’échappent de droite et de gauche pour irriguer la verte palmeraie.

DSCF2182   v   DSCF4730DSCF2209  DSCF2176   DSCF2188

En fait cette partie aussi belle soit elle n’est pas à proprement dit le « Wadi Bani Khalid, il faut de retour sur Mizayra poursuivre tout droit en direction de Bidah , la route est là aussi sympa avec de belles échappées sur le village au moment de traverser plusieurs gués. Je déconseille vivement de s’engager plus que de raison dans les ruelles de Bidah tant la manœuvre de retournement peut être délicate. Nous n’irons pas plus loin dans la découverte du Wadi pour avoir suffisamment de temps pour la fin de journée et profiter de la lumière descendante sur le désert de Wahibas

DSCF2232

… Enfin c’est ce que nous pensions ! Des l’entrée du désert du coté de « Al Mintarib » non loin de la route N°23, nous sommes accostés par plusieurs Bédouins qui proposent soit d’être hébergés chez eux dans un camp de nomade , soit de nous accompagner jusqu’à l’endroit réservé ou sur toute la taversée du désert si tel était notre choix.

DSCF2243

Nous avons hésité longtemps entre dormir en bivouac ou réservez dans un camp , nous choisirons la deuxième formule ce qui s’avérera judicieuse. La météo qui continue ses caprices , nous donne seulement quelques éclaircies sur les dunes de sable, la piste pour 1000 Nights Camp est facile et roulante.

DSCF4754                     DSCF2250

Il n’empêche que malgré ces conditions favorables et une bonne trace gps , nous nous rendons compte au bout d’un moment que nous avons dépassé l’entrée du camp situé à environ 40km de l’entrée du désert. Pas grave pour ma pilote qui est aussi experte sur le sable que dans les wadis rocailleux et qui n’hésite pas de couper à travers dunes et descentes vertigineuses pour rejoindre ce beau camp bien connu. Nous avions réservé la tente la plus simple « Arabic Tent » au prix de 120€ en demi pension pour deux.

DSCF4750                        DSCF4765

Nous y passerons une soirée mémorable, qu’on en juge : d’abord nous faisons connaissance d’un groupe de Français très sympathique où l’on découvre qu’avec l’une des participantes nous avons une amie commune, le monde est petit; que le buffet se déroule sous un déluge de pluie et d’éclairs ce qui ressert les liens de tous les présents et qu’enfin notre tente prenant l’eau de toute part , nous serons aimablement surclassés par la direction du camp.Cette tempête ne devrait pas remettre en cause notre projet du lendemain …

DSCF4762

Traversée intégrale du désert de Wahiba Sands – Sugar Dunes et bivouac au bord de l’Ocean Indien .

Parce que nous sommes des gens censés et responsables , que nous n’ignorons rien des dangers divers et variés ,il nous arrive parfois de tenter des aventures peu recommandées ; ce sera le cas aujourd’hui puisque nous nous lançons seuls dans la traversée intégrale du désert de Wahibas pour rejoindre à 170km de là le littoral . Cette tentative, réussie, n’aurait pas été possible sans l’aide précieuse de Françoise rencontrée sur le forum du routard et qui m’a communiqué une trace gps que je m’empresse à mon tour de donner ici. Découvrir une randonnée à Wahiba Sands sur sitytrail.com ! Surtout ne pas tenter cette expérience sans trace gps , je ne pourrais en aucun être tenu pour responsable s’y d’aventure un lecteur de ce blog se perdait avec la trace fournie. Bon je précise néanmoins que notre insouciance à des limites et que nous sommes bien décidés à appliquer une méthode éprouvées à plusieurs reprises sur les pistes de l’ouest Américain :Ne pas hésiter à revenir sur nos pas si à un moment donné nous ne sentons pas l’affaire .

Panorama

Nous partons vers 8h00 de Mille Night Camp sous les regards inquiets de nos nouveaux amis et les dernières offres de services des bédouins locaux. La pluie intense de la veille sera une alliée précieuse aujourd’hui dans la mesure où elle a durcit considérablement la piste . Nous touchons au but 6h00 après notre départ après nous être perdus deux fois et enliser une fois . Comment est ce possible vous interrogez vous puisque que je vante plus haut la qualité de ma trace gps ? Tout simplement parce qu’il arrive à tout le monde de pas être très futé en toutes circonstances en l’occurrence alors que nous voyons bien que nous nous éloignons du tracé donné par le gps , nous nous entêtons à suivre des traces de pneus au sol . Ne faites jamais cela! Il en résultera un écart de quelques 8km que nous rattraperons en coupant à travers dunes, moment le plus angoissant mais aussi le plus beau de la traversée. Sur la fin du parcours alors que la fatigue s’installe , nous nous perdons une nouvelle fois et un arrêt pour consulter cartes et gps nous sera fatal , le 4×4 s’enlisant dans le sable plus mou à cet endroit au moment de repartir. Me voilà condamner à désensabler roue par roue le Pathfinder , à dégonfler encore plus les pneus et à récupérer à l’aide Flore de vieux bidons de fer que nous placerons sous les roues après les avoir aplatis . C’est bien la première fois que je bénis la pollution locale. Un dernier conseil d’un Bédoin qui passait par là , m’invitant à accélérer très doucement en marche arrière et nous voilà sortis de cette galère.

DSCF4783                  DSCF4791

Quelques km plus loin , nous poussons un ouf de soulagement lorsqu’enfin nous apercevons la mer et retrouvons le bitume . Nous sommes heureux d’avoir tenté et réussi cette traversée, nous ne l’assimilons pas à un exploit mais plutôt une expérience unique.

Copie de DSCF2262

Les quelques courses que nous effectuons avant de rejoindre Al Khaluf et les Sugar Dunes dans une petite ville montre que l’aisance ressentie plus au nord est beaucoup moins affirmé ici. Notre objectif était bien de découvrir ses dunes d’une blancheur immaculée surplombant l’océan Indien. Elles exigent comme on l’a vu un long détour vers le sud mais le résultat est largement à la hauteur bien que la pluie les ait terni passablement. On y accède par le village de pêcheur d’Al Khanuf , une piste permet de longer la mer au pied des dunes , c’est tout simplement magnifique et nous ne résistons pas à la tentation d’y installer notre bivouac pour la nuit. On trouvera ici la trace gps depuis Al Khanuf.

DSCF2304

La nuit tombe vite en Oman et tout juste a t-on le temps d’installer le campement , d’effectuer une première balade dans les dunes et bien entendu une baignade dans l’Océan que le soleil se couche. Nous gardons un excellent souvenir de ce bivouac où nous sommes absolument seuls des kms à la ronde .

 

DSCF4962                                                    DSCF4807

Randonnée dans les Sugars Dunes- Village de pêcheurs – Sur

Le lendemain matin, nous ne tardons guère pour faire une rando de 3 km dans les dunes sous un ciel qui hélas ne rend pas grâce à la beauté des lieux.

 

;DSCF4898        DSCF4821             DSCF4894

 

DSCF4911                                      DSCF4950

Quel bonheur de marcher sur les crêtes éphémères et si fragiles des dunes , de descendre et remonter leurs douces pentes et toujours dans une solitude appréciable.

 

DSCF4987                                       DSCF4982

Si la nouvelle édition de l’OOR consacre un chapitre aux Sugars Dunes , il n’en est pas moins déjà obsolète. En effet il invite à sortir par le sud des dunes , de contourner la saline et de rejoindre la route 32.Sauf que sur le terrain à la date du 11 mars 2016 , la piste ne va plus jusqu’à l’usine du bord de mer mais coupe bien avant et part sur la droite . J’ajoute pour qui veut remonter vers le nord et donc vers Sur , ce n’est pas du tout un bon plan . Il vaut mieux revenir sur ses pas et sortir par le même chemin que la veille et donc Al Khanuf , on pourra y voir l’activité de ce village de pêcheurs et réserver le long cheminement par le sud pour ceux qui poursuivent leur route vers le Dhofar et sa capitale Salaha! C’est une longue route qui nous attend pour rejoindre Sur, non loin des derniers Wadi de notre périple. Cela ne nous empêchera pas de faire un stop des plus instructifs dans un village de pêcheurs où en cette fin de matinée le travail est intense.

DSCF5009                                               DSCF5022

Le poisson aussitôt débarqué est trié et expédié vers Mascat , les camions attendant directement sur la plage . Ce travail difficile est assuré par la communauté Bengladi dont les conditions d’existence tranchent avec ce lui des autochtones omanais. Emmetre un jugement définitif avec notre regard sentencieux et de bonne conscience occidentale est toujours un exercice facile: » C’est pas juste! » « Ah les malheureux! »  »C »est de l’esclave! » sont les paroles les plus souvent admises en de telles circonstances mais la réalité est parfois un peu plus compliquée qu’une candeur de bon aloi.

DSCF5028                                            DSCF5062

En fin de journée , balade sympa sur la belle promenade du front de mer de Sour: familles en goguette, multiples partie de football sur la plage qui décidément ne connait pas de frontière , le foot pas la plage , hein, le tout dans une atmosphère tranquille des plus agréables. Petite erreur de tempo en réservant sur place deux nuits dans un appart hôtel ce qui nous obligera à revenir sur nos pas après la visite de notre Wadi préféré : Wadi Shab sans oublier Wadi Tiwi .

Wadi Shab et Wadi Tiwi

Carte interactive de Sour à Mascate

Panorama

Disons le tout net , Wadi Shab restera notre Wadi préféré . Il offre un concentré de ceux précedement fréquentés: Palmeraies,falajs ,ruines,montagnes désertiques et enfin bassins propices à la baignade . Wadi Tiwi est complètement différent, plus classique et si nous avons passé un moment mémorable , décrit dans aucun guide touristique, c’est bien grâce à des enfants rencontrés tout au bout du village de Mibam ,j’y reviendrai! L’accès à Wadi Shab est très facile au pied du pont de l’autoroute qui relie Sour à Mascat . Une fois sur le parking , il faut prendre une navette fluvial pour traverser la rivière et retrouver en face le départ du trail . En fait de navette fluvial , il s’agit d’une barque motorisée qui fait sans discontinuer l’aller retour. Tout de suite le chemin évolue dans un magnifique environnement, on marche où bon nous semble alternativement dans l’eau ou les chemins de pierre.

 

DSCF5141                 DSCF5152              DSCF5260

Des palmiers solitaires trouvent leurs ressources au pied de bassins aux couleurs vertes jades. On dépasse sans autre forme de procès un panneau interdisant de poursuivre au delà de sa limite pour marcher un bon moment en surplomb de la rivière . Le wadi bien rempli eige un peu de discipline lorsque nous le traversons pour l’autre berge. Un jeune Omanais moyennant quelques billets, bien q’il ne demande rien, sera notre guide pour le groupe improvisé qui s’est constitué . Aussi c’est comme des enfants que nous formons une chaîne en nous donnant la main pour nous rassurer . On parvient au pied de ruines en marchant sur le rebord des falajs,à partir de là le Wadi se resserre franchement et la poursuite de la rando ne peut se faire que dans l’eau en alternant marche et nage.

DSCF5179                                         DSCF5204                           DSCF5208

On est à contre courant et il faut jouer avec les courbes des bassins pour se garder du courant à l’inverse du retour où il n’y a plus qu’à se laisser flotter pour rejoindre la petite plage du départ . Présents vers 9h00 parmi les premiers, nous sommes de retour 3h00 plus tard et c’est la foule des grands jours qui cherchent désespérément une place sur le parking .

DSCF5214             DSCF5220      DSCF5240

Panorama6

Plus de photos de Wadi  Sham ? Avec de la musique Omanaise? Cliquez sur l’image ci dessous pour faire démarrer le diaporama!

Wadi Badi ShamWadi Badi Sham

En route vers Wadi Tiwi , nous faisons une halte restauration au village éponyme .Si j’ai pu vanter en d’autres lieux la qualité des petits restaux au bord des routes ou dans les villages ceux de Tiwi sont un peu (beaucoup) des pièges à touristes:chers et pas bon !! On adore prendre des routes étroites, traverser des rivière, grimper de fortes pentes où le capot du 4×4 empêche voir ce qu’il y a derrière la butte, s’arrêter n’importe où pour la énième photo de wadi et de rocaille infinie et au milieu de nulle part parvenir à un village du bout du monde, il faut gouter à tout cela pour apprécier le Sultanat d’Oman.

DSCF5310                                             DSCF5314

Et lorsque le tout est couronné par des rencontres sympathiques et privilégiées , c’est l’assurance de ramener des souvenirs impérissables. Parvenus à Mibam, au bout de la piste de Wadi Tiwi, nous rencontrons un groupes de jeunes hommes avec qui nous entamons une sympathique discussion . Ils sont ingénieurs dans le pétrole et profitent du week end pour rendre visite à leurs familles. A un ancien qui passe là , on sent le respect générationnel et lorsque la voix de l’Iman retentit depuis le haut parleur de la mosquée, la conversation cesse un moment. Un autre groupe d’enfants tournent autour de nous et nous proposent de nous emmener voir le village d’un point de vue unique tout en bas de la palmeraie.

DSCF5338                                             DSCF5351

Apres une belle descente nous voilà au pied d’une falaise d’où chute la rivière. Ce point de vue est vraiment à voir , j’en rappelle le lieu : tout au bout de Mibam s’engager sous un porche sur la gauche où le chemin amorce sa descente dans la palmeraie . Traverser prudement la rivière , la chute d’eau est proche, remonter sur 100m là où une plate forme offre une vue incroyable .

DSCF5373                                              DSCF5364

Comme j’ai pu déjà le souligner, ce n’est pas la meilleure idée que nous ayons eu de redescendre sur Sour pour passer la nuit , tout juste cet impair est il compensé par le très bon restaurant Pakistanais,Bab Al Khair Restaurant, situé tout au bout de la promenade du bord de mer et dont la terrasse est bien agréable avec sa vue sur la tour Al Ayjah.

Wadi Dayqah & Wadi Suwayn :Ratés! Bivouac sur la plage de Yiti

Aujourd’hui encore regardant les photos sur le net , je regrette infiniment de ne point avoir trouvé la route ou plutôt la piste pour découvrir les deux Wadi  en question . Disposant d’une édition 2009 de l’Oman Off Road , je ne fut qu’à moitié étonné de tous les changements intervenus dans le secteur et pas sur que la dernière édition de la bible des pistes renseigne mieux. Dans tous les cas nous parvenons sans difficulté à Al Mazari depuis Qurayyat .C’est là qu’une entreprise française, Vinci, mena jusqu’à son terme la construction du plus grand barrage du pays.L’ensemble a été construit dans un environnement splendide et un beau parc a été aménagé au niveau du lac de barrage.

DSCF5397                                           DSCF5399

Inutile d’en rajouter, faute de préparation sérieuse , de repères fiables nous ne trouvons pas la direction de Wadi Dayqah .Qu’à ne cela ne tienne nous prenons une belle piste pour normalement rejoindre As Silayfi et à sa suite le Wadias Suwayh. C’est sans compter sur le sort qui s’acharne sur nous. D’abord la piste qui descend directement sur le village visé est fermée et oblige à un long détour sur une piste bien hard .

DSCF5402                                             DSCF5414

Arrivé à As Siliayfi ce n’est qu’un imbroglio de pistes et plutôt que de demander mon chemin, je commets une erreur fatale en m’engageant sur une piste étroite qui remonte pour aboutir à une belle route fraîchement goudronnée . Fin de partie pour nous avec une grosse déception à la clef en cette veille de départ du Sultanat. Inutile pour nous d’essayer de rejoindre Wadi Suwayh par Dibab non loin du littoral, le gué est infranchissable…

Panorama

Aussitôt dit aussitôt fait que nous réorganisons notre itinéraire . Si nous avions prévu de dormir dans ces derniers wadis , il nous reste maintenant une bonne fin d’après midi pour une ultime visite , il s’agit de ne pas se tromper .Ce qui n’arrivera pas bien au contraire en jetant notre dévolu sur Yiti Beach . A une encablure de Mutrah , le quartier historique de Mascat , on a peine à imaginer que nous vivrons là un moment tout droit sortie d’un autre temps .Venant du sud du pays , il n’est pas évident de trouver la route pour Yiti puisqu’il faut pratiquement retourner sur Mascat pour trouver Ruwi et la petite route qui nous emmène à Yiti Beach .

 

DSCF5424                                          DSCF5428

Comment dire, Yiti Beach est une plage de pêcheurs où la vie semble s’être arrêtée alors que l’expansion immobilière gagne du terrain tout autour d’elle dans la constructions de luxueux complexes. En remontant vers l’est , nous nous sommes arrêtés à Bandar Al Khiran ,on trouve encore quelques criques sauvages mais pour combien de temps encore ? Après avoir installé notre campement directement sur la plage de Yiti sans que cela n’incommode quiconque , nous faisons le tour du hameau.

Copie de DSCF5461                                              DSCF5513

Nous rencontrons fortuitement deux femmes originaires du Burundi qui travaillent comme femme à tout faire dans une famille d’aisés omanais qui a sa maison tout près de la plage puisque les hommes font commerce du poisson local.S’en suit une charmante invitation à boire le fameux café omanais signe définitif de l’hospitalité de tout un peuple . Profiter d’un dernière baignade , d’une dernière balade le long de la plage aux plus belles heures de la journée lorsque le soleil s’apprêtent à basculer dans les ténèbres reste un must dont il faut apprécier toute les saveurs .Et la nuit venue c’est presque comme un diner aux chandelles de profiter d’un simple repas à observer le ciel étoilé.

Copie de DSCF5510 - DSCF5512                                                DSCF5487

Yiti Beach – Mascat – Airport .

C’est tôt le matin au lever du soleil qu’il faut apprécier Yiti Beach pour le soleil bien sur mais pas seulement. Ces femmes seules qui font des allers retours d’un bon pas sur la plage est à voir , nous nous empressons de faire de même et c’est génial de déambuler ainsi à la fraiche. Franchement nous n’avons pas envie de ranger notre campement mais l’avion prévu en début d’après midi n’attend pas. La route vers Mascate si proche est révélatrice des grands chantiers qui urbanisent le littoral avec plus ou moins de bonheur. Par contre l’arrivée par le sud sur Mascate est de toute beauté surtout au niveau du quartier des musées , mélange de belles bâtissent imposantes et de nombreux parcs au gazon impeccablement tondus et massifs de fleurs éclatants . Dernier tour au souk et il est temps de rejoindre l’aéroport , de restituer la voiture dont on n’oubliera pas de bien conserver le dernier ticket de plein d’essence au plus près du parking de restitution et finalement embarqué pour 3 jours à Dubai.

Copie de DSCF5491 - Copy

Épilogue

Une certitude nous habite au terme de ce voyage au Sultanat d’Oman : Nous y reviendrons ! C’est difficile de trancher si ce retour sera plutôt motivé par la qualité de l’accueil de nos amis Omanais ou plutôt pour la beauté et la variété de paysages . Et si c’était plus simplement les deux comme cette rencontre avec Rachid au vertigineux Wadi Bai Awf à moins que ce ne soit ces inconnus qui nous invitent à partager leur repas à la sortie de Wadi Tanuf , je ne sais plus car cette baignade dans les falajs à Misfat Al Abriyyin avec de jeunes omanais restera comme l’un des meilleurs moments du voyage .Sans compter qu’il nous reste du Nord au Sud de nombreux endroits à visiter que ce soit au Musadam ou au Dhofar … A bientôt le Sultanat d’Oman!

Par rafa7722 le 12 juillet, 2016 dans carnet de route

Location villa tilapia au S... |
Grenoble, perle du Dauphiné |
Gares de France et ailleurs |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Location maison à 300 m de ...
| Rendez-vous à Namuncha
| New Zealand, oh yeah!